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2015-11-20T17:04:09+01:00

Paris...

Publié par Virginie Lastella
Paris...

En ces temps troublés et au hasard de mes navigations sur le net, je me suis demandée quel livre (s’il fallait en choisir un) pourrait lui rendre hommage. Et aujourd’hui, un visage m’est apparu, celui de Victor Hugo et avec lui, ces descriptions des personnages et des lieux dont il avait le secret et qui me plongeait si facilement toujours dans l’histoire qu’il voulait nous raconter.

Plusieurs des livres de Victor Hugo décrivent notre belle capitale, mais je me rappelle un chapitre de « Notre Dame de Paris » qui s’intitule « Paris à vol d’oiseau » et qui décrit le Paris du 15ème siècle et le compare à celui de Victor Hugo : on s’y croirait ;-)

Difficile de choisir un passage mais en voilà un quand même :

« D’ordinaire, la rumeur qui s’échappe de Paris le jour, c’est la ville qui parle ; la nuit, c’est la ville qui respire : ici, c’est la ville qui chante. Prêtez donc l’oreille à ce tutti des clochers, répandez sur l’ensemble le murmure d’un demi-million d’hommes, la plainte éternelle du fleuve, les souffles infinis du vent, le quatuor grave et lointain des quatre forêts disposées sur les collines de l’horizon comme d’immenses buffets d’orgue, éteignez-y ainsi que dans une demi-teinte tout ce que le carillon central aurait de trop rauque et de trop aigu, et dites si vous connaissez au monde quelque chose de plus riche, de plus joyeux, de plus doré, de plus éblouissant que ce tumulte de cloches et de sonneries ; que cette fournaise de musique ; que ces dix mille voix d’airain chantant à la fois dans des flûtes de pierre hautes de trois cents pieds ; que cette cité qui n’est plus qu’un orchestre ; que cette symphonie qui fait le bruit d’une tempête. »

Ce passage clôt le chapitre en question mais donne une idée de l’écriture de Victor Hugo. Pour rappel, voici le résumé de « Notre Dame de Paris » :

Au XVème siècle à Paris, Esmeralda, une jeune et belle gitane, danse sur le parvis de la cathédrale de Notre-Dame-de-Paris. Claude Frollo, archidiacre de la cathédrale, et Quasimodo, le sonneur de cloches difforme, s’éprennent de la jeune femme. Frollo ordonne à Quasimodo d’enlever celle après qui il soupire, mais Esmeralda est sauvée in extremis par une brigade d’archers, menée par Phœbus de Châteaupers. Tous deux tombent amoureux, bien que le jeune capitaine soit fiancé à la noble Fleur-de-Lys. Cet engagement ne l’empêche pas de donner rendez-vous à la fatale gitane dans une maison borgne où, alors qu’ils s’apprêtaient à consommer leur union, Frollo poignarde Phœbus à mort. Accusée de ce meurtre, Esmeralda préfère se voir suppliciée plutôt que de se donner à Frollo. Quasimodo l’enlève avant que ne lui soit infligée sa peine, et la retient dans la cathédrale, où le droit d’asile les protège. Les truands de la cour des Miracles d’Esmeralda viennent la délivrer, et Frollo parvient à s’emparer de la belle. Devant son refus obstiné, l’archidiacre décide de la laisser et de l’abandonner à la vieille qui habite le Trou-aux-Rats. Cette dernière épargne pourtant Esmeralda, qui n’est autre que sa fille. Malheureusement, les sergents de la police l’interpellent, et lui font subir le supplice qui lui était promis. Quasimodo et Frollo assistent au sinistre spectacle du haut de Notre-Dame, et le sonneur de cloche précipite de rage l’archidiacre dans le vide. Il se rend ensuite au charnier de Montfaucon où, serrant dans ses bras le corps sans vie d’Esmeralda, il se laisse mourir. (extrait du site http://livres.ados.fr/Victor-Hugo/livres/notre-dame-de-paris/)

Et voici également deux petits extraits du roman que j'aime beaucoup et qui se passent de commentaires :

« Savez-vous ce que c’est que l’amitié ? demanda-t-il.

– Oui, répondit l’égyptienne. C’est être frère et sœur, deux âmes qui se touchent sans se confondre, les deux doigts de la main.

– Et l’amour ? poursuivit Gringoire.

– Oh ! l’amour ! dit-elle, et sa voix tremblait, et son œil rayonnait. C’est être deux et n’être qu’un. Un homme et une femme qui se fondent en un ange. C’est le ciel. »

« Deux ans environ ou dix-huit mois après les événements qui terminent cette histoire, quand on vint rechercher dans la cave de Montfaucon le cadavre d’Olivier le Daim, qui avait été pendu deux jours auparavant, et à qui Charles VIII accordait la grâce d’être enterré à Saint-Laurent en meilleure compagnie, on trouva parmi toutes ces carcasses hideuses deux squelettes dont l’un tenait l’autre singulièrement embrassé. L’un de ces deux squelettes, qui était celui d’une femme, avait encore quelques lambeaux de robe d’une étoffe qui avait été blanche, et on voyait autour de son cou un collier de grains d’adrézarach avec un petit sachet de soie, orné de verroterie verte, qui était ouvert et vide. Ces objets avaient si peu de valeur que le bourreau sans doute n’en avait pas voulu. L’autre, qui tenait celui-ci étroitement embrassé, était un squelette d’homme. On remarqua qu’il avait la colonne vertébrale déviée, la tête dans les omoplates, et une jambe plus courte que l’autre. Il n’avait d’ailleurs aucune rupture de vertèbre à la nuque, et il était évident qu’il n’avait pas été pendu. L’homme auquel il avait appartenu était donc venu là, et il y était mort. Quand on voulut le détacher du squelette qu’il embrassait, il tomba en poussière.»

Ce livre est un choix personnel (parce que j’adore Victor Hugo et que « Notre Dame de Paris » est une très belle histoire quoique tragique) et j’imagine qu’il y en a plein d’autres qui conviendrait… Quel serait votre livre en hommage à Paris ?

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